Canicule : quelles conséquences sur la consommation d’énergies ?

Canicule et électricité

Comme durant le mois de juin dernier, l’Hexagone connaît en cette fin juillet une nouvelle vague de canicule, comparable aux épisodes marquants de 1976 ou 2003. Et la chaleur nocturne ne permet pas de rafraîchir les intérieurs. Résultat ? On rêve tous de s’allonger à proximité d’un réfrigérateur… ouvert ! Cette situation à peine caricaturale illustre pourtant bien les conséquences de la canicule sur la consommation d’énergies.

Hetty est allé prendre la température…

 

Qu’est-ce qui consomme le plus d’énergie en période caniculaire ?

Aux grands mots, les grands remèdes ! Climatiseurs et ventilateurs tournent à plein régime ces jours-ci pour faire face aux pics de température qui frôlent les 40°. Ils sont les principales causes de l’augmentation de la consommation d’électricité en cette période caniculaire. Si les premiers sont moins énergivores qu’une chaudière, ils font toutefois grimper la facture en été. Quant aux ventilateurs, les particuliers les multiplient dans un même logement pour provoquer des courants d’air salvateurs. Des petits riens qui, au final, s’ajoutent à l’addition énergétique. Et dans un contexte de grogne contre la hausse des tarifs de l’électricité, ce surplus ne sont pas les bienvenus…

 

Les réflexes qui font grimper la facture d’électricité…

Mais ce n’est pas tout ! D’autres réflexes pèsent sur le montant qui sera dépensé en électricité. En effet, à défaut de dormir dans leur réfrigérateur (pour un évident problème de place…), nombreux sont ceux qui l’ouvrent à maintes reprises pour accéder aux boissons fraîches. Idem pour les sorbets et glaçons dans le congélateur. Or, en temps normal, la consommation d’un frigo représente déjà environ un tiers de la facture d’électricité des ménages. Le maintien à température impose à ces équipements un processus de relance qui impacte forcément ce coût, a fortiori s’ils n’ont pas été correctement dégivrés. Autre pratique fréquente, la fermeture des volets pour conserver une température supportable à domicile. Sa conséquence directe ? Les lumières restent allumées pour remplacer le soleil.

 

Consommation d’électricité : hiver vs été

La période hivernale reste celle durant laquelle les pics de consommation sont les plus importants, principalement à cause des dépenses de chauffage. C’est en effet un des postes les plus coûteux pour les ménages en matière d’énergie. Pourtant, le phénomène de canicule estivale est significatif même s’il n’est pas aussi probant en termes de chiffres. A titre de comparaison, en hiver, durant les pics de froid les plus rudes, la consommation d’électricité atteint souvent les 100GW (gigawatts). Les pics estivaux augmentent quant à eux la consommation de 500 MW (megawatts) par degré Celsius supplémentaire. C’est quand même plus que la puissance électrique moyenne des centrales françaises à gaz combiné ! D’autant que dans le même temps, on cuisine moins chaud et on prend des douches froides…les chauffe-eau et autres chaudières sont donc beaucoup moins sollicités.

 

L’été de tous les records

Cet été 2019 restera dans les annales, et ce partout dans le monde ! D’abord en France, parce qu’il a enregistré un record des températures qui datait jusqu’alors à juin 1952… De 34,3°, celui-ci a effectivement grimpé à 35° le mercredi 26 juin dernier. Mais également, parce qu’à 14 :00 précises, le pic de consommation d’électricité s’envolait à près de 60 000 MW, contre 83 000 cet hiver. Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’épisode actuel ne dépasse ces données ; et il est fort probable que la tendance se confirme dans les années à venir, réchauffement climatique oblige… Les États-Unis ont aussi traversé une vague de canicule sans précédent le week-end dernier. L’état d’urgence a même été déclaré à New York, alors qu’à Washington, on dépassait les 40 degrés !

En attendant, Hetty reste au frais et ne manquera pas de vous arroser de bons tuyaux cet été…