Economies d’énergie : au boulot !

Comment faire des économies d'énergie

Faire des économies d’énergie est vertueux, et ce, à double titre : cela fait du bien à la planète mais aussi au porte-monnaie. Sur ce point, alors que le prix de l’électricité a récemment augmenté, la vigilance pour économiser est de mise au quotidien. Il convient d’adopter les bons réflexes à la maison, comme sur le lieu de travail. C’est sur cet espace de vie qu’Hetty a choisi de se concentrer en cette rentrée.

Voici donc quelques conseils pratiques de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour faire des économies d’énergie au boulot.

 

Comme à la maison : adoptez les bons gestes pour économiser !

Chauffage, climatisation, lumière, eau… les sources de gaspillage sont les mêmes qu’à votre domicile. Mais sur le lieu de travail, on pense moins aux bons réflexes.

 

Economisez l’eau

Selon l’ADEME, une entreprise d’environ 100 personnes consomme entre 2 000 et 5 000 m3 d’eau par an. A titre individuel, un salarié consomme 10 à 30 litres quotidiennement sur son lieu de travail. En accentuant la vigilance, des économies non négligeables peuvent être observées. Parmi les bons réflexes, l’agence de l’environnement cite par exemple l’utilisation des économiseurs d’eau des toilettes et le signalement des fuites le cas échéant.

 

Le bureau, « c’est pas Versailles ! »

Que celui ou celle qui n’a jamais utilisé cette formule à la maison lève la main. L’éclairage est un poste très sensible, sur lequel les économies peuvent atteindre 70%. Pour avoir une idée, sachez que si l’on éteint la lumière durant 10 minutes, trois fois dans la journée (lors des pauses café par exemple), cela représente cinq jours d’éclairage sur un an. Evidemment, pensez à éteindre dès que vous laissez une salle de réunion ou un bureau vide.

 

Et ce ne sont pas les tropiques non plus…

Dès que les températures chutent, on est vite tenté d’augmenter la température au maximum. Or, le poste du chauffage représente la moitié des dépenses en énergie des bureaux ! Encore une fois, le bon sens dicte quelques gestes efficaces pour conserver la chaleur en hiver. Côté chaleur justement, le Code de la Construction indique une température idéale de 19°C pour les pièces à vivre, parmi lesquelles on peut compter le bureau. Pour la maintenir, on pensera à fermer les volets/stores la nuit, pour minimiser la déperdition des fenêtres. Dans la même logique, il convient de fermer les portes des pièces non chauffées, comme les archives ou les escaliers.

 

Attention à la climatisation

Pour éviter d’en abuser, les bons réflexes sont les suivants : créez des courants d’air aux heures les plus fraîches, puis fermer et baisser les stores si possible, dès que les températures augmentent. En fin, en cas de forte chaleur, privilégiez les ventilateurs moins énergivores que les climatiseurs. Et quand vous utilisez la clim’, n’oubliez pas de l’éteindre avant de partir !

 

Tous ces gestes sont reproductibles à la maison, mais le travail en bureau donne d’autres occasions de réduire la facture énergétique.

 

Les économies d’énergie spécifiques au bureau

Allumer son ordinateur ou sa tablette, consulter, écrire et imprimer des emails… ces outils et gestes du quotidien, inévitables dans la vie de bureau, sont sources de dépenses énergétiques. Voilà comment limiter le coût énergétique de la dématérialisation du travail.

 

Limiter la consommation des équipements numériques

Le numérique représente le premier poste de consommation électrique au travail. C’est aussi un secteur où le gaspillage, très important, pourrait facilement être évité.

Premier réflexe important, configurer les ordinateurs, tablettes et autres smartphones en mode « économies d’énergie ». Dans la même logique, le mode avion et la désactivation des fonctions telles que le Wifi et le Bluetooth sont conseillés dès que possible. Evidemment, vous penserez à ne pas laisser ces équipements allumés en continu. Le plus simple est de les brancher à une multiprise dotée d’un interrupteur dont vous couperez l’alimentation en fin d’utilisation. La consommation électrique « passive » génère une consommation d’électricité non négligeable.

 

Alléger l’usage d’Internet

Le premier point intéressant concerne les navigateurs. Sachez que certains sont plus énergivores que d’autres. Une étude menée pour le compte de l’ADEME par a en effet indiqué que Chrome était l’un des plus gros consommateurs, devant Internet Explorer et Firefox.

On sait également qu’une connexion par câble Ethernet consomme moins que le wifi. Ou encore qu’une recherche sur le web est plus économique sur un smartphone que sur un ordinateur portable. L’ordinateur fixe est celui qui consommera me plus de watts, environ 100 pour une minute.

 

Ensuite, pour limiter votre impact énergétique sur la Toile, pensez à utiliser la fonction « favoris ». En vous dirigeant directement sur les sites couramment visités, vous éviterez l’impact d’une requête sur un moteur de recherche. Résultat de ce réflexe simple à adopter ? La diminution des gaz à effet de serre de votre navigation. Si toutefois vous ne pouvez éviter la requête, affinez-la au mieux avec des mots-clés précis, quitte à utiliser dès que possible la « recherche avancée ».

Enfin, concernant la gestion des mails, un seul mot d’ordre : légèreté. Corps et signature (logo) du mail, pièce jointe, nombre de destinataires… tout doit être réduit au minimum pour limiter la dépense énergétique. Côté stockage des données, le réflexe régulier du tri et du classement évite le cumul de données inutiles qui consomme de l’énergie. Mieux vaut privilégier le stockage local (sur des disques durs externes par exemple), qui consomme moins que le cloud.

 

 

En cette période de rentrée, il est temps de prendre de bonnes résolutions quant à votre impact énergétique au bureau. Et si vous souhaitez être le premier de la classe, Hetty vous invite à consulter le guide très détaillé que l’ADEME propose en téléchargement ici. Et au passage, vous n’êtes pas obligé de l’imprimer… 😉