Énergie nucléaire, France / Finlande, même combat

France - Finlande, même objectif énergétique

Sur le plan environnemental, la France et la Finlande ont des profils a priori plutôt opposés. Superficie, climat, culture et rapport à la nature sont autant d’éléments qui différencient leur philosophie et leur mode de vie. Pourtant, en matière d’énergie nucléaire, les deux pays affichent un objectif identique : la stabilisation, dans le mix énergétique, à 50% de la part d’électricité d’origine nucléaire. Preuve que des Etats diamétralement opposés à divers égards peuvent converger vers des buts communs. Hetty vous explique.

 

Electricité d’origine nucléaire : deux salles, deux ambiances  

 

En Finlande, pays considéré comme un leader en matière environnementale, le choix du nucléaire est ouvertement guidé par une démarche écologique. La démonstration est simple : cette source d’énergie n’émet pas de CO2. C’est pourquoi les dirigeants du pays estiment que pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, le nucléaire est la meilleure solution. D’ailleurs le principe de l’enfouissement géologique des déchets a fait l’objet d’un consensus, validé par les Verts.

 

A l’inverse, en France, l’origine militaire de la filière nucléaire lui confère un aspect trop opaque, voire dangereux, dont on se méfie beaucoup plus. Ainsi, dans l’Hexagone, on associe plutôt cette source d’énergie, aux risques qui y sont liés. Le nucléaire demeure un sujet hautement sensible, surtout depuis l’accident de Fukushima.

 

 

Un objectif identique : 50% de nucléaire dans le mix énergétique

 

Malgré leurs paysages culturels différents, la France et la Finlande affichent bel et bien un objectif identique. Ils visent une part de 50% d’électricité d’origine nucléaire dans le mix énergétique, c’est-à-dire parmi l’ensemble des sources de production disponibles.

Chacun à leur échelle, les deux pays continuent donc à s’équiper dans ce but. De son côté, la Finlande, dont le territoire est treize fois plus petit que celui de la France, disposera de six réacteurs à l’horizon 2030, contre quatre actuellement. Elle fera ainsi passer la part du nucléaire de 30% à 50% du mix. En France, le parc nucléaire compte 58 réacteurs, qui tournent sur 19 sites. Il représente 70% du mix énergétique et devrait être réduit à 50% d’ici 2035, grâce au développement des énergies vertes.