Le prix des énergies vertes est en baisse dans le monde

Baisse des prix des énergies vertes

 

Chaque année, l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) publie un rapport relatif à la transition énergétique et au développement des énergies renouvelables dans le monde. Pour 2018, elle conclut à une baisse des prix de production de 10% constatée dans 150 pays en un an. Retour sur cette analyse optimiste.

 

Toutes les énergies renouvelables sont moins chères

 

La tendance est en effet globale puisque tous les secteurs des énergies renouvelables sont concernés par la baisse des coûts de production selon la synthèse de l’IRENA. La chute la plus flagrante concerne l’énergie solaire : les prix ont baissé de plus de 25% ! Dans la liste, viennent ensuite les bioénergies (issues de de la transformation chimique de la biomasse telle que les matières organiques ou les déchets agricoles), avec un recul de près de 15%. Enfin, juste derrière, figurent les énergies éoliennes et terrestres (-12%).

 

 

Les causes de ces baisses de prix des énergies vertes

 

Cette baisse généralisée des prix des énergies vertes est directement liée à une meilleure maîtrise des process et donc, des coûts de production. Matériel, technologie, procédés d’exploitation, solutions de stockage ont en effet tendance à se diversifier et à s’améliorer. Cela engendre des facilités de production à tous les niveaux, même s’il existe des variantes selon les pays et les types d’énergies renouvelables. Par exemple, le prix de l’éolien a chuté de manière très importante en France, à raison de – 44% en 25 ans. Selon l’IRENA, à terme, les énergies renouvelables seront même plus rentables que les énergies carbone, issues du nucléaire du charbon et du pétrole.

 

 

 

Une bonne nouvelle pour la transition énergétique

 

Et même deux… Car si ces baisses de prix sont significatives, elles s’annoncent également pérennes. En effet, les prix de production des énergies vertes ne devraient pas cesser de diminuer, ce qui s’avère de très bon augure face aux enjeux cruciaux de la transition énergétique.

Pour rappel, l’IRENA est une organisation intergouvernementale qui accompagne les Etats membres vers la transition énergétique. Ses données s’appuient sur les pratiques et évolutions dans 150 pays. En France, la loi Énergie-Climat, adoptée à la rentrée et publiée au Journal officiel le 9 novembre dernier, prévoit baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles en vue de la neutralité carbone à l’horizon 2050. Disparition du charbon et diminution du nucléaire sont également au programme destiné à lutter contre le réchauffement climatique.

En plus de la baisse des prix, le rapport de l’IRENA met en évidence la hausse de la production des énergies vertes. En 2018, elles représentaient 1/3 de la production au niveau mondial, et devrait s’élever aux ¾ d’ici 2050.

Des chiffres bienvenus quand on sait que les émissions à effet de serre ne cessent d’augmenter !