Prime de rénovation énergétique, ce qui va changer

Travaux de rénovation énergétique

Nous vous en parlions récemment, les travaux de rénovation énergétique peuvent s’avérer très rentables. Différents dispositifs tels que les certificats d’économie d’énergie (CEE) ou encore les aides locales permettent aux ménages des coups de pouce et leviers financiers pour les réaliser. Parmi eux, le crédit d’impôts pour la transition énergétique, dit CITE, va progressivement disparaître, remplacé par une prime de rénovation énergétique.

Focus sur cette mesure qui favorise les ménages les plus modestes.

 

CITE/prime, qu’est ce qui change

Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) concerne les dépenses liées à l’’isolation du logement ou aux équipements permettant de réduire la consommation d’énergie.

Comme son nom l’indique, c’est un crédit d’impôt, qui est attribué seulement un an après la fin des travaux, via la déclaration de revenus. Jusqu’alors, les bénéficiaires devaient donc avancer des sommes souvent conséquentes. Ainsi, les foyers qui ne disposaient pas de la trésorerie nécessaire à cette avance pouvaient difficilement profiter de ce coup de pouce financier. Résultat : ils ne procédaient pas aux travaux. Le dispositif du CITE prendra fin en 2020, notamment pour 20% des ménages français les plus aisés.

Avec la nouvelle prime de rénovation énergétique forfaitaire, mêmes les particuliers en difficulté financière pourront prétendre à une aide. C’est sur cette catégorie que cette subvention se recentre. Elle remplacera progressivement le CITE et sera versée lors des travaux, permettant aux ménages plus modestes de se lancer dans ce type de travaux de rénovation énergétique.

Quels sont les barèmes applicables ?

Le gouvernement entend par là atteindre les 500.000 logements rénovés par an. Le montant prime dépendra du bénéfice énergétique des travaux à effectuer, et sera attribué selon quatre catégories de revenus des ménages. Les deux premiers, définis par l’Anah (agence nationale de l’habitat), bénéficieront de la prime unifiée dès janvier prochain :

– très modestes,

– modestes ;

– intermédiaires (déciles de revenus 5 à 8) : pour eux, la bascule aura lieu en deux temps. A savoir, maintien du Cite sous son format actuel durant un an, puis déploiement de la prime forfaitaire en 2021 ;

– aisés (déciles de revenus 9 et 10) : le nouveau dispositif les exclut du champ d’application dès janvier 2020.

 

Quels montants et pour quels travaux ?

Les barèmes définitifs sont encore en consultation auprès des différents intervenants du secteur énergétique. Mais dans l’ensemble, l’idée principale réside dans une plus grande générosité envers les foyers en difficulté.  Selon les revenus, la prime devrait s’étendre entre 200€ et 11 000€. Elle reflètera la performance énergétique des travaux réalisés.

Concernant la nature des travaux, elle consistera en un panel large. Il ira du simple audit énergétique, à l’installation d’une pompe à chaleur géothermique ou d’une chaudière à gaz.

 

Hetty vous conseille vivement de vous pencher sur l’ensemble des aides publiques destinées à encourager la rénovation énergétique. Elles peuvent parfois couvrir intégralement le coût des travaux envisagés. Pourquoi s’en priver ?