Rénovation énergétique : le SARE, nouveau coup de pouce aux particuliers

Le SARE : nouveau dispositif incitatif à la rénovation énergétique

Il y a du nouveau dans le monde de l’énergie. En effet, on sait depuis dimanche 8 septembre que le gouvernement lance un nouveau dispositif : le service d’accompagnement pour la rénovation énergétique (SARE). Il vise à encourager les travaux destinés à améliorer la performance énergétique et remplit à ce titre un objectif à la fois social et environnemental.

Focus sur le SARE qui prendra effet au 1er janvier prochain, soutenu par un financement de ces travaux à hauteur de 200 millions d’euros sur cinq ans.

 

Des enjeux socio-économiques 

Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, a souligné l’importance capitale de la rénovation énergétique, « enjeu central, parce que les bâtiments mal isolés concernent 4 millions de ménages modestes ». Cet enjeu est donc de nature solidaire. Il s’agit de lutter contre les « passoires thermiques ». Dans le collimateur du gouvernement, ces logements précaires, très mal isolés, sont sources d’une déperdition d’énergie très conséquente.

Or, le meilleur moyen de faire des économies d’énergie réside dans l’isolation de qualité. Et qui dit économies d’énergie, dit facture d’électricité en baisse… Des travaux ciblés peuvent permettre jusqu’à 60% d’économie ! En plus de ce potentiel gain de pouvoir d’achat, une bonne isolation améliore également le confort thermique et acoustique du logement. Le dispositif est donc aussi destiné à « soutenir le déploiement d’un service de conseil aux petits locaux tertiaires privés ».

Objectif de ces travaux ? Primo : voir baisser le montant de la facture annuelle d’électricité ! Mais ces travaux de rénovation énergétique sont aussi une thématique d’ordre environnemental.

 

Des enjeux environnementaux

Le secteur du bâtiment est le consommateur le plus important d’énergie de l’Hexagone, avec 46% de la consommation nationale. Il arrive loin devant les domaines du transport (27%) et de l’industrie (24%). La ministre l’a en effet souligné : « c’est aussi un enjeu climatique, car le secteur du bâtiment concentre 25% de nos émissions de CO2« . C’est  ainsi le premier émetteur de gaz à effet de serre en France.

Pour lutter contre les logements les plus défaillants en termes de performance énergétique, différents dispositifs coexistent déjà :

– aides de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat) et son réseau FAIRE ;

CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique, qui devrait prochainement être converti en prime de rénovation énergétique) ;

Eco-PTZ (prêt à taux zéro) ;

CEE (certificats d’économies d’énergie) ;

TVA à taux réduit.

Cet arsenal sera complété par le SARE à partir du 1er janvier 2020, pour soutenir les ménages désireux d’engager des travaux de rénovation énergétique. Les travaux financés seront couverts, au moins pour moitié, par les collectivités territoriales. Toujours selon le ministère, le solde sera « apporté dans le cadre de ce programme par des certificats d’économie d’énergie (CEE) à hauteur de 200 millions d’euros ».

 

Economies d’énergies, facture d’électricité en baisse et réduction de l’empreinte carbone ! C’est la triple vertu des travaux de rénovation énergétique encouragés par ce nouveau dispositif gouvernemental. Si le sujet vous intéresse, Hetty a également analysé ici l’efficacité de la rénovation, par types de travaux.