Rénovation énergétique : quelles sont les options les plus rentables ?

Rénovez votre logement de manière rentable

 

Alors qu’une nouvelle hausse du prix de l’électricité vient d’être annoncée, vous envisagez la rénovation énergétique de votre logement pour faire des économies sur vos dépenses d’énergies. Elles représentent 10% des dépenses des ménages, ce n’est pas rien ! Pour connaître parfaitement les points d’amélioration possible, rien de tel qu’un diagnostic de performance énergétique, ou DPE, réalisé par un professionnel. Cette étape indispensable met souvent en évidence des solutions énergétiques très rentables. Voici les principales…

 

L’isolation de combles

Un chiffre pour commencer : 30% des déperditions de chaleur se font par le toit. C’est donc le projet de base à prévoir si vous souhaitez économiser. Et ce n’est pas Hetty qui le dit, c’est Anah, l’agence nationale de l’habitat, l’établissement public qui met en œuvre les mesures prises par l’Etat en matière d’amélioration du logement. L’Anah a effectivement estimé cette économie annuelle à 27% sur l’ensemble des factures d’énergie. Que vous réalisiez ces travaux pour la première fois, ou que vous remplaciez une installation ancienne, l’opération est très intéressante. L’organisme table sur un coût situé entre 2500€ et 5000€, pour une économie qui varie entre 475€ et 700€. A la clé, confort thermique, bon impact écologique et baisse de la facture énergétique !

 

Les fenêtres à double vitrage

Les fenêtres, c’est 13% des déperditions thermiques, derrière le toit et les murs. Mais comme leur surface est faible, l’impact de leur remplacement par des modèles à double vitrage est fort. On le mesure grâce à un coefficient de transmission ou de conductivité thermique (U) : plus il est bas, plus la fenêtre est isolante. A titre d’exemple, dans un logement ancien équipé de fenêtres basiques à simple vitrage, ce coefficient U des déperditions peut être divisé par quatre avec des fenêtres à double vitrage ! Sachez aussi qu’une fenêtre en PVC est plus efficace qu’en en bois ou en métal.

 

La chaudière à condensation

Elle fonctionne comme votre chaudière classique au gaz ou au fuel. Un combustible est brûlé et la chaleur ainsi produite est transmise par un fluide vers le dispositif de chauffage central. Le combustible utilisé par la chaudière à condensation peut être du gaz naturel, du bois, du fioul, mais aussi du butane et du propane. Mais son fonctionnement avancé permet l’exploitation de la chaleur dite « latente » : elle se dégage des gaz d’émission qui comportent de la vapeur d’eau formée lors de la combustion. Cette vapeur est en effet au service du réchauffement du circuit retour de l’eau des radiateurs. La température est donc maintenue, et la chaudière consomme moins. En moyenne,  l’économie d’énergie réalisée approche les 30%. Pas mal non ? E si vous la coulez avec l’isolation des combles, la facture d’énergie peut baisser jusqu’à 50% !

 

La pompe à chaleur

Elle utilise les éléments naturels : l’air (aérothermie), l’eau (hydrothermie) et la chaleur du sol (géothermie) pour alimenter le chauffage central. La pompe à chaleur absorbe les calories, les transforme en chaleur avec un fluide qui sera diffusé via un radiateur ou un plancher. A l’inverse, l’été, elle rafraîchit aussi l’atmosphère en recyclant l’air frais. En utilisant ces ressources gratuites, elle est écologique ET économique. C’est simple, la réduction de la dépense énergétique associée est estimée à 70%.

 

La rénovation énergétique présente un intérêt avéré pour votre porte-monnaie. Pour cela, les travaux devront être réalisés par des professionnels qui affichent la mention RGE.  De plus, vous veillerez à choisir des équipements éligibles aux différents dispositifs d’aide financière de l’Etat. Eco-prêt, programmes de l’ANAH, prime CEE, crédit d’impôt pour la transition énergétique et TVA à 5,5%, les coups de pouce sont un levier très important pour amortir les dépenses de rénovation de votre logement. Profitez-en !