Réseau électrique : une rénovation prévue sur 15 ans

Le plan de RTE

 

RTE, Réseau de transport d’électricité vient de rendre public son « Schéma décennal de développement du réseau » (SDDR). Ce projet détaille les évolutions prévues d’ici 2035, étape importante pour rénover le réseau et parvenir à la transition énergétique.

Quels sont les objectifs, les coûts et les conséquences pour le consommateur final ?

Hetty a fait pour vous le tour de la question.

 

 

Les objectifs de RTE

 

Ils s’articulent autour d’un « souci de minimisation de l’empreinte du réseau électrique sur l’environnement et d’optimisation de son coût ». A cela, le communiqué de RTE du 17 septembre, ajoute le souci du maintien de la qualité du service. Le projet vise cinq volets :

– la rénovation du réseau électrique qui avoisine les 50 ans en moyenne ;

– le raccordement des nouvelles installations et l’optimisation des lignes existantes ;

– l’accélération de la numérisation du réseau d’électricité ;

– le doublement en quinze ans des capacités d’interconnexion avec les pays voisins ;

– le déploiement d’un réseau en mer, visant à raccorder le futur parc éolien off shore.

 

 

Les coûts de l’évolution du réseau électrique

 

Il s’agit en somme de moderniser les infrastructures qui permettent le transport d’importantes quantités d’énergie depuis lieux de production jusqu’aux centres de consommation. Le coût total de cet objectif d’évolution du mix énergétique s’élève à 33 milliards d’euros sur quinze ans. Plus précisément, RTE aura désormais besoin d’environ « 2 milliards d’euros par an dans la prochaine décennie contre 1,3 milliard d’euros aujourd’hui ». Une large part, soit  40% sera consacrée à l’adaptation du réseau, 25% à la rénovation des plus vieux équipements, 21% aux énergies marines, 9% à la numérisation et enfin 6% aux échanges transfrontaliers.

 

 

Des incidences positives

 

La préoccupation majeure des consommateurs se porte sur l’éventuelle répercussion de ce projet sur leur facture d’électricité. Sur ce plan, le gestionnaire du réseau assure une estimation « au plus juste » afin que le coût du transport de l’électricité soit stable, à hauteur de 10% du coût global du système électrique. Deux paramètres principaux permettront d’atténuer l’impact sur les usagers : la longueur des périodes d’amortissement de ces projets et les taux d’intérêts faibles de leur financement.

 

Côté environnemental, le projet de RTE engendrera la réduction des émissions de CO2, à hauteur de « 50 à 70 MtCO2 par an à l’horizon 2035 » selon le SDDR. Elle assure également une volonté de s’inscrire « dans un objectif de préservation de la biodiversité sur le territoire ». Enfin la politique d’enfouissement des nouvelles lignes électriques participera à la diminution de l’empreinte visuelle du réseau de transport.

 

 

Ce plan d’évolution du réseau électrique français a été remis au gouvernement, à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et à l’Autorité environnementale. Repenser le réseau électrique, voilà un thème primordial dans la perspective d’une transition énergétique réussie ! Hetty en suivra l’évolution avec la plus grande attention.